Ces deux postures épistémologiques font respectivement ressortir d’autres dualités : objectivité et subjectivité ; proximité et distance ; extériorité et intériorité ; structure et sens. Cependant, ce pluralisme pragmatique laisse dans le non-dit le principe de la diversité. Or, traitant des contenus psychiques, je ne fais pas nécessairement de la psychologie. Le développement d’une réflexivité sur la clinique exige une capacité à se mouvoir souplement dans l’univers conceptuel. Il faut aussi prendre garde de limiter la clinique à l’instant de l’acte. Mais encore, reconnaître sa subjectivité n’est pas tout ; il faut s’en distancier aux fins de l’analyse. Les problèmes individuels doivent être remis dans le contexte plus large de la société qui détermine les problèmes. Selon l’approche structurelle, c’est dans les structures de domination justement qu’il faut replacer le problème. Il est en fait presque toujours question de se positionner par rapport à un ordre normatif. En fait, la conscience discursive pourrait correspondre à la conscience freudienne. Autant dire que chacune des théories possède une connaissance toute relative de l’individu et que celui-ci échappe aux échafaudages théoriques les plus complexes. Cette complexité peut être réduite dans un travail statistique, duquel, pour plus de commodité, on a choisi de l’évacuer, ou encore dans l’univers feutré du sens où, cette fois, on croit pouvoir faire abstraction des conditions d’existence. La socialisation, que l’on définira comme l’entend Georg Simmel, c’est-à-dire comme processus ontologique de liaison, est un phénomène psychique. La distance toujours plus grande entre l’espace et le temps, dans un contexte de mondialisation, et les relations abstraites que cette distanciation engendre ébranlent effectivement la confiance. Au lieu de se pencher sur les valeurs intégratives de la société, il se demande ce qui dans une société est exclu. Il comprend alors mieux l’intérêt d’une « introspection sociologique ». Comportement humain et interactions culturelles 300.A3: Reconnaître, dans une perspective historique, les caractéristiques essentielles de la civilisation occidentale. On cherche à définir les problèmes selon les rapports symboliques de l’individu avec les autres. Les structures ici s’apparentent plus à l’idée de système que de structurants culturels dont on parlait précédemment. d’où vient la conscience ; comment comprendre la vie affective ? Le fait est qu’un phénomène humain qui n’est expliqué que d’une seule manière n’est, pour ainsi dire, pas expliqué du tout... et cela même et surtout si sa première explication le rend parfaitement compréhensible, contrôlable et prévisible dans le cadre de référence qui lui appartient en propre. Continuité animaux grands singes humains. Foucault (1988), qui s’intéresse à la folie comme analyseur des significations sociales, procède de cette tradition intellectuelle qui cherche à formaliser le sens. Il s’agit de ce qu’on peut appeler la place « objective » qu’occupe le sujet au sein du social. L’équation individuelle est peu signifiante dans le discours. L’observateur qui s’intéresse à l’objet du point de vue de son intériorité se doit d’admettre le sens commun, sa subjectivité et son imaginaire comme constitutifs d’une connaissance de l’objet. L’individu pose problème ; il semble bien être l’empêcheur de tourner en rond dans chacun des systèmes conceptuels. Raison de plus pour questionner cette posture lorsqu’il s’agit du domaine du comportement humain. Il faut donc se résoudre à reconnaître que toute traduction du réel demeure une représentation particulière du monde. Le terme de « construction » ne rend pas assez compte de la dimension formale (Simmel) des langages : ces langages, à l’image de la forme plutôt que de la structure, sont effectivement perméables à la mouvance du social, ne serait-ce que dans la clinique, et l’on a tendance à abuser de cette notion de « construction » qui donne à voir des structures rigides, réductibles à des systèmes de contraintes et de détermination qu’il faut « déconstruire ». L’histoire de la folie est bien l’histoire de l’enfermement de ce qui fut exclu. 3 LA PLATEFORME CCU Les 450 m2 de la plateforme technologique Cognition, comportements et usages (CCU) sont dédiés à l’étude du comportement cognitif humain à travers les réponses physiologiques et psychologiques des participantes et participants confrontés à différentes situations. La prévisibilité des routines est le mécanisme cognitif qui assure cette sécurité. Disons déjà que la théâtralité, le jeu, apparaît justement en raison de cette réciprocité fondamentale. Ethos = mœurs, Logos = étude / science. Marie-Chantal %PDF-1.5 %���� Il faut donc recourir au contrôle des comportements. Les théories behavioristes ne sont pourtant pas entrées dans le symbolisme du langage. À son tour, la compréhension fonde les schèmes herméneutique, structural et actanciel. Comment parle-t-on de l’individu en définitive ? Discipline scientifique, dont l'objet est l'étude du comportement animal tel qu’il peut être observé chez l’animal sauvage en milieu naturel, chez l’animal sauvage en captivité, chez l’animal domestique en milieu naturel et chez l’animal domestique en captivité. Cette oscillation nécessaire dans l’acte clinique du praticien l’est autant chez l’autre. Dans le contexte de la réciprocité humaine, les deux parties sont tout à fait capables de maîtriser les codes communicationnels qui permettent d’agir sur le comportement d’autrui. Or, réciproquement, ces langages se transforment, se reconfigurent obligatoirement à partir de l’interaction clinique. Considérons le problème suivant, d’après la logique complémentariste de Devereux. Or la question n’est pas si simple. Au demeurant, l’objet reste le même, contrairement aux disciplines de la nature. D’autre part, plusieurs phénomènes s’expliquent par ce que l’on a l’habitude de nommer « les conditions objectives » d’existence. Il s’agit de se préoccuper du lien établi entre l’individu et la société. C’est pourquoi on parle de l’aspect fonctionnel d’un système. Informatique [cs]. Le motif opérant de l’explication sociologique correspond au motif instrumental de l’explication psychologique tandis que le motif instrumental de l’explication sociologique correspond au motif opérant de l’explication psychologique. C’est là le propre de la présentation de soi au sens où le définit Goffman (1972) et avant lui Simmel (1988). Cette formulation de Thorndike (1898), citée dans l’ouvrage d’Ovide Fontaine (1978 : 51) sur les thérapies comportementales, constitue le fondement de la théorie behaviorale, plus tard développée par Pavlov (1977) et Skinner (1971). Tout dépend en fait de ce que le chercheur cherche. Or, dans la pratique, ces vecteurs s’enchevêtrent en dépit du rationnel. Il existe de nombreuses théories modernes sur l’étude du comportement humain. Ainsi il est très fréquent de rencontrer les schèmes herméneutique et actanciel au coeur des mêmes programmes. Le terme de sciences comportementales regroupe les disciplines qui explorent les activités et les interactions entre les organismes qui vivent dans la nature. Nous pourrions les saisir comme des construits sociaux qui, à leur tour, sont des éléments de construction de l’individu et de la société. Le sens revêt les attributs de la signification et s’inscrit dans le collectif plutôt que l’individuel. L’une des études la plus influente se trouve sans doute dans le travail du psychologue suisse, Carl Gustav Jung. Les problèmes sociaux sont ici explicables par le milieu. Motif instrumental : Julie a un fond de (dépressivité). Le rapport sujet/objet est ici considéré comme un rapport social. On peut bien clamer la beauté des étoiles, elles, ne pensent rien. Au contraire, de la même façon que nous devons faire avec notre qualité d’observateur et le contre-transfert que nous ne manquons pas de produire comme élément de connaissance, nous ne pouvons pas éliminer la partie volontaire de l’autre. Des recherches démontrent que la transmission intergénérationnelle des secrets et des mythes familiaux est constitutive de l’individu. Obtenir une vue d'ensemble de la dimension humaine des organisations et accroître sa capacité d'analyse et d'intervention auprès des individus, des groupes et des organisations. Expliquer l’homme par l’animal le comportement humain a ses bases dans le comportement animal. 3. Il ne s’agit pas de nier le caractère normatif de la vie sociale. comment la société est-elle possible ? Depuis un certain temps, déjà aussi s’y oppose un antipositivisme. Il va de soi que nous parlons ici d’un individu inscrit dans le social et non de l’individu au sens strictement psychologique. Il faut aussi choisir ceux qui rendent compte le plus clairement possible de l’étude des théories qui cherchent à le définir. Dans ce contexte, l’individu est inséré dans ces ancrages culturels et paraît donc entièrement déterminé par les interdits et les contraintes. Le schème actanciel met en relation un ensemble d’acteurs mais chacune des théories relevant du schème actanciel aboutit à l’individu. Expliquer l’homme par l’animal le comportement humain a ses bases dans le comportement animal. EndNote (version X9.1 et +), Zotero, BIB Tout système de pensée s’enracine dans la culture. 1083 0 obj <>/Filter/FlateDecode/ID[<8A52A4EF5E20BC4884486263AA300187>]/Index[1060 38]/Info 1059 0 R/Length 112/Prev 152590/Root 1061 0 R/Size 1098/Type/XRef/W[1 3 1]>>stream La posture compréhensive, à travers la sociologie clinique par exemple, s’insinue en mineur bien sûr, mais ouvre la voie au renouvellement de la recherche et de l’intervention en sciences sociales. Cette nouvelle compréhension amène des effets thérapeutiques. L'éthologie est l'étude scientifique du comportement des espèces animales, incluant l'humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, par des méthodes scientifiques d'observation et de quantification des comportements animaux. D’un point de vue sociologique la question est bien : quelle est la configuration sociale de l’individu ? Il faut souligner le caractère différentiel de la transformation générée par ces deux logiques. Télécharger en PDF GUIDE METHODO Manuel méthodologique de l'approche comportementale à l'usage des décideurs publics. Le principe d’altérité implique plutôt une relation dialogique. La présente étude portant sur la compétition intrasexuelle chez la femme répond à cet objectif. Le problème réside sur le plan de l’intentionnalité à l’origine d’une telle pratique, c’est-à-dire dans sa prétention à définir le réel comme si la grille théorique était elle-même un objet naturel, seule possibilité d’explication. Par ailleurs, l’étude du comportement humain passe nécessairement par l’étude du rapport sujet/objet. À partir du moment où l’on conçoit le rapport sujet/objet comme étant irrécusablement médié par l’une ou l’autre de ces représentations ou, pour le dire métaphoriquement à la manière de Wittgenstein (2003), par un maillage particulier du filet théorique, c’est donc du maillage du filet lui-même dont il faut s’occuper. Par rapport à la plupart des animaux, l’homme est l’espèce dotée du plus de comportements destructeurs. La compréhension mettra plus l’accent sur la compréhension de l’action sociale. On peut rattacher à ce schème des théories aussi variées que l’interactionnisme symbolique, la phénoménologie, l’ethnométhodologie, la sociologie de l’action de Touraine (1973). On peut se demander pourquoi il est si nécessaire aux systémiciens de nier l’apport de l’inconscient ; quelle est la place de l’individu dans le système, n’est-il qu’acteur ? Autrement dit, les interactions quotidiennes déterminent l’intention au même titre que la psychologie de l’acteur. Voici un fait brut : Julie (38 ans) a fait une tentative de suicide. Nous reviendrons à ce schème qui croise l’herméneutique au sein de divers programmes de la sociologie compréhensive. Les acteurs n’ont bien sûr pas accès aux motifs inconscients de leurs actions, c’est pourquoi la question du choix est presque toujours ambiguë. Il s’agit d’une réponse incomplète au problème de la connaissance. De ce point de vue de la psychologie, on considère que la plupart des comportements sont hérités et ont une fonction adaptative. Le schème structural met donc les termes d’une structure de signes en relation d’association et d’opposition. Le rapport à l’autre, inscrit dans la relation clinique, implique une autre tension paradoxale qui est la distance et la proximité. Le concept d’objectivité est un concept fragile. Il se trouve que le praticien-chercheur et son objet, contrairement à d’autres domaines, sont de même nature, ce qui, il faut bien le dire, complique les choses dans l’explication des comportements. Le rapport du sujet avec son objet sera nommé la clinique. La recherche et la sélection des faits ne sont pas objectives. L'étude de LaPiere montre l'écart existant entre les déclarations verbales et le comportement effectif. Par ailleurs, la causalité est ici envisagée selon un point de vue multicausal car, à la différence de l’approche comportementale qui se concentre sur l’antécédent immédiat du comportement, l’approche écologique portera un regard plus large sur l’environnement. Plus d'information. La tendance sera de n’en référer qu’à l’opposition entre la transformation et le maintien des structures en évacuant le sens. Ainsi, comment est-il question de l’individu dans ces théories et dans les approches qui en découlent ? comportement en ne se basant que sur un type de données. L’approche clinique remet donc en question le morcellement de l’objet que produit le découpage disciplinaire. Les besoins du système exigent que l’élément remplisse sa fonction. Il n’est pas du ressort du sociologue de faire la psychanalyse d’un récit de vie mais le clinicien doit savoir que le travail d’élaboration touche à des questions relevant de cette discipline. La réciprocité inscrite au coeur de la clinique limite le caractère contraignant des théories. Venez les lire ! L’histoire est traversée de questions fondatrices des sciences humaines. Pour cela, il faut être apte à se représenter les représentations de l’autre. L’explication que l’on donne du fait brut le transforme en donnée psychologique ou sociologique. Les phénomènes sont donc pensés comme résultant du comportement des acteurs impliqués. Cela nous rappelle que les théories sont liées au contexte social de leur production. Chacune des théories du comportement humain a sa façon d’établir le rapport sujet objet. L’objet de nos investigations réagit aux propos tenus sur lui. Por otra parte, el estudio del comportamiento humano pasa necesariamente por el estudio de la relación sujeto/objeto. L’analyse scientifique du comportement humain. Après 18 ans darrêt, la revue de psychologie Science et comportement est de retour en format numérique. La conséquence sera de renvoyer à la psychologie toutes les questions relatives au sens et ne conserver que le principe général selon lequel les styles de vie sont les produits des divisions de classe. Comportement humain - Etude du comportement - Analyse du comportement | Psychologies.com Le comportement individuel est décrit comme une adaptation fonctionnelle au milieu. Ces oppositions s’incarnent inévitablement dans le jeu des pratiques. Dans la plupart des cas, les comportements corporels sont codés de manière continue, probable et iconique. Qu’on pense à l’épidémiologie, à l’écologie sociale, aux théories comportementales qui donnent le ton à la plupart des interventions cliniques aujourd’hui. Cette analyse répond aux règles d’investigation classiques et trouve sa preuve dans les faits. L’approche écosystémique établit des comparaisons non plus avec les machines (les systèmes logiciels) mais avec d’autres systèmes vivants et en cela elle emprunte trop souvent aux thèses biologiques pourtant clairement fondées sur l’expérimentalisme. Plongez dans la lecture du magazine officiel du Centre d'études sur le stress humain, Mammouth Magazine! Par ailleurs, certaines positions herméneutiques s’allient aussi au schème actanciel. L’un de ces enjeux concerne l’idée même de ce qu’est l’humain et plus particulièrement l’individu. Rhéaume regroupe ces savoirs sous trois formes : scientifique, pratique et d’expérience. Selon ce point de vue, le comportement de l’individu doit être étudié à partir des systèmes qui composent son environnement. Berthelot (1990) avec d’autres auteurs nous a conduits à penser qu’il y a un pluralisme explicatif dans l’intelligence du social. Ce travail sur soi-même comme observateur est à la base de l’éthique du rapport à l’autre. Etude du comportement humain grâce à la simulation multi-agents et aux méthodes de fouille de données temporelles. Doit-on se battre contre les autres?Albert Jacquard - French geneticist. Ainsi, Parsons (1955) a développé une sociologie de l’action dont on trouve une application dans son analyse du rapport médecin/patient. EndNote, Papers, Reference Manager, RefWorks, Zotero, ENW La notion de représentation sociale ouvre une avenue intéressante à l’idée d’une mise en acte ou, si l’on préfère, d’une mise en scène du rapport à l’autre à travers les approches qui découlent des théories du comportement humain. De la sorte, on demeure prudemment dans les limites de l’explication. Ainsi la critique la plus courante de la pensée structuraliste vise sa tendance à théoriser le sens, laissant en cela échapper certaines contingences à travers ses maillages complexes. Cette posture compréhensive permet la reconnaissance d’une intelligibilité particulière. Etude du comportement humain grâce à la simulation multi-agents et aux méthodes de fouille de données temporelles Stephane Daviet To cite this version: Stephane Daviet. Ce modèle a été peu à peu évacué par les approches cognitivo-comportementales. Il est donc nécessaire de prendre un temps de réflexion sur ces argumentations contradictoires au milieu desquelles se retrouve le praticien-chercheur. L’intention n’est d’ailleurs pas le fait du seul individu mais aussi des interactions qu’il entretient avec la culture ambiante. Il est donc possible de faire une classification des structures. Or, le savoir se situe tant sur le plan des questionnements, plus proches de l’intuition, que des réponses, plus proches des formes. La complexité et l’imprévisibilité du social font ressortir le caractère réducteur des théories du comportement humain dans l’intervention. Il y aurait à travers l’histoire un statut ethnologique universel de la folie. Cette dernière étudie les comportements des individus et leurs réactions par rapport aux différentes situations données, en d’autres termes, l’étude du comportement du consommateur s’intéresse aux ; sentiments, les actions, les raisons, les motivations, les faits et les gestes des individus. Après avoir longtemps étudié la sélectivité des femmes dans le cadre de la théorie darwinienne de la sélection sexuelle (1871) différents auteurs ont La sphère structurelle fait ici place à l’aire sociosymbolique car nous nous situons beaucoup plus sur le plan des croyances, de la subjectivité, des représentations sociales. Sociologie et sociétés, Volume 41, Numéro 1, printemps 2009, p. 35–53Sociologies et société des individus, Tous droits réservés © Les Presses de l’Université de Montréal, 2009. Ce qui importe encore plus est ce qui est visé par chacune des disciplines ; c’est donc l’acte de voir qui s’insère dans une logique explicative ou compréhensive. L’épistémologie des sciences sociales est engagée dans un débat scientifique qui donne lieu à des prises de position entre explication et compréhension. Inversement, on peut discerner une certaine conception du social derrière les théories psychologiques, ce que Robert Sévigny (1988) nomme « une sociologie implicite ». Par ailleurs, l’étude des théories du comportement humain passe nécessairement par l’étude du rapport sujet/objet. Le problème n’est pas de faire un choix entre ces perspectives mais de se débarrasser de la tentation hégémonique. La méthodologie clinique correspond en effet à des questionnements de départ assez larges qui laissent place à la pluralité des points de vue. Ainsi comment est-il question de l’individu dans ces théories ? Cependant, la sociologie peut aussi porter sur ce même contenu mais elle s’intéresse aux processus relationnels plutôt qu’aux structures psychologiques. Il est proposé de frayer quelques pistes de réflexion précisément sur la question si délicate de l’individu d’après le point de vue d’une sociologie de la connaissance des théories au fondement de la recherche et de l’intervention sociales. Des théories se trouvant également dans le registre de la transformation découlent du schème actanciel. comportement humain. La théorie des systèmes pose un certain nombre de principes : interaction, totalité, organisation, complexité, aspect structurel et fonctionnel d’un système. Une des illustrations les plus convaincantes se trouve justement dans le mensonge qui est la capacité de jouer avec les codes, et d’en inventer d’autres, ce qui est le propre de la théâtralité. Ce langage possède ses règles propres, ses catégories. Ainsi, l’inconscient serait à l’oeuvre non seulement chez l’individu mais dans la société tout entière. Nous nous trouvons dans l’univers de la contrainte et de l’extériorité. Il est donc possible de regrouper les schèmes à nouveau, cette fois en tenant compte des deux postures épistémologiques que sont l’explication et la compréhension. Cependant, l’interdépendance des deux discours nous semble configurée d’une façon plus complexe. L’observateur social a donc affaire à un monde subjectif, dont les conduites sont dotées de sens, construites symboliquement. Nous constatons déjà que ces qualifications du réel ont une incidence sur la configuration de l’individu. » (2007 : 59). Cependant, dans la pratique institutionnelle, cela peut paraître ironique, ce qui domine sont des représentations qui tendent justement à évacuer le sens. Les ... Début de l’éthologie moderne, ou étude biologique comparée du comportement animal K. Von Frisch K. Lorenz N. Tinbergen Prix Nobel de médecine en 1973. Qu’est-ce que l’individu ? La clinique ouvre plutôt la voie à un pluralisme pragmatique. Elle réfère en tout cas aux normes sociales et au devoir-être qui est en concordance avec ces normes. On le traduit du langage primaire au langage secondaire, qui est plus logique, qui classe, ordonne, gère.