La soumission en psychologie sociale désigne de manière large, le fait, pour un individu, de se soumettre à la volonté d’autrui. L’expression « banalité du mal » a eu un succès immense dans les sciences sociales. L’élève était attaché sur une chaise, et une électrode était fixée à son poignet droit. C’était le cas de 62,5 pour cent des sujets en condition de feed-back vocal, de 40 pour cent en condition de proximité et de 30 pour cent en condition de contact. On doit cette recherche, datant de 1971, à Felman. Soumission à l'autorité. Milgram avait fait une petite enquête au préalable auprès de « professionnels du comportement humain » comme les psychiatres, les étudiants diplômés ou encore les professeurs de sociologie.Tous semblaient unanimes pour dire que la plupart des sujets allaient se montrer désobéissant et ne pas administrer les chocs ; à l’exception de quelques cas pathologiques, ne représentant que 1 à 2 % de la population, qui assouvirait leurs pulsions agressives. On doit cette expérience datant de 1969 à Moscovoci. On doit cette expérience datant de 1982 à Smith, Gier et Willis. Tous ces résultats ont démontré l’importance des variables liées à la situation dans la soumission à l’autorité. On doit cette expérience datant de 1977 à Kleinke. Une récente émission de téléréalité le confirme. A. L’inquiétante soumission à l’autorité Si l’autorité correspond au droit de pouvoir commander et d'être obéi, encore faut-il qu’elle le soit en vérité , de sorte qu’elle ne … Or la thèse d’Hannah Arendt a trouvé dans les travaux du psychologue social Stanley Milgram, de l’Université Yale, une confirmation empirique spectaculaire. On doit cette expérience datant de 1967 à Chapman et Chapman. On doit cette expérience datant de 1978 à Cook. On doit cette expérience, datant de 2005, à Heilman et Chen. soumission l’autorité : expérience de milgram introduction stanley milgram était un chercheur en psychologie sociale. D’autres variantes expérimentales ont révélé que la soumission chute si un deuxième expérimentateur contredit les injonctions à poursuivre données par le premier, ou encore si d’autres participants se rebellent contre l’autorité. Ce taux de soumission suggère que dans une situation de fortes pressions, plus des deux tiers des participants administrent des décharges électriques (supposées) mortelles, poursuivant le jeu, malgré les hurlements de la victime qui implore que l’on arrête, voire finit par ne plus réagir. Pour cette expérience, 600 Sujets étaient recrutés par annonce de presse parue dans la publication locale de la ville de New Haven.L’expérimentation se déroulait dans un luxueux laboratoire de l’université de Yales. On doit cette expérience, datant de 1990, à Bless et Al. Par ailleurs, une méta-analyse a montré que le niveau de soumission à l'autorité ne changeait pas selon l'année durant laquelle la recherche avait été effectuée : nous ne sommes pas plus soumis aujourd’hui. Si l’élève donne une mauvaise réponse, le professeur (sujet naïf) doit lui administrer un choc électrique croissant de 15 volts à chaque erreur et cela de 15 jusqu’à 450 Volts où il est d’ailleurs indiqué « danger ».Bien sûr, les chocs électriques ne sont pas réels mais ce qui est important c’est qu’ils le sont pour le sujet naïf. On a tendance à surestimer l’importance des facteurs dispositionnels. On doit cette expérience, datant de 2000, à Saks et Ashforth. Dans certains cas, on explique ces actes par la soumission des individus aux ordres d’une autorité et non par des tendances individuelles ou l’expression d’un fanatisme idéologique avéré. On doit cette expérience, datant de 1998, à Davis et Al. On doit cette expérience datant de 1975 à Langer. Toutefois, si l’environnement a une influence notable, les récents résultats expérimentaux indiquent que divers facteurs individuels permettent de repérer les personnes les plus influençables, même si ces facteurs sont des dispositions individuelles plutôt ordinaires et que leur importance reste malgré tout limitée. En fait, l’expérience était truquée : le sujet supposé recevoir les chocs électriques – un acteur – faisait croire qu’il souffrait. Au début des années 1960, Milgram a mené des recherches sur la soumission à l’autorité. Dans un cas, les participants pensaient participer à un test qui ne passerait pas à la télévision, dans un autre on leur a dit qu’ils passeraient vraiment à la télévision. L. Bègue, Soumission à l'autorité, in Dictionnaire historique et critique du racisme, sous la direction de P. Taguieff et A. Policar, Presses Universitaires de France, à paraître. Ce modèle, accepté par les équipes internationales, a été validé par trois types de recherches : l’analyse factorielle de grands ensembles de traits, et ce dans diverses langues, la recherche interculturelle permettant de démontrer la présence de ces facteurs dans différents contextes, et la mise en relation entre les questionnaires et d’autres questionnaires ou mesures comportementales. N° CPPAP : 0922 W 93493, Identifiez-vous pour accéder à vos contenus. il mené une étude des réactions d’un Publié dans Influence, engagement et dissonance. Afin de préciser les dimensions de la personnalité des participants, nous avons utilisé un modèle psychométrique en cinq facteurs développé par Paul Costa et Jeff Mc Crae, de l’Université de l’Oregon, et aujourd’hui très employé. On doit cette expérience, datant de 2004, à Burger, Messian, Patel et Del Prado. On doit cette recherche, datant de 2004, à Buunk et Dijkstra. Ces résultats ont connu un retentissement considérable, unique dans l’histoire de la psychologie scientifique, notamment après la publication, en 1974, du livre de Milgram, Obedience to Authority (Soumission à l’autorité). Au point que la fiabilité des méthodes utilisées a été contestée. Les origines de l’autorité en psychanalyse prennent racine dans ce que constitue l’autorité parentale. Laurent Bègue, , Didier Courbet et Dominique Oberlé, Cet article est réservé aux abonnés à Cerveau & Psycho, Charte de protection des données personnelles. On doit cette expérience, datant de 1959, à Aronson et Mills. Lauteur se distingue ici de lacteur e… On doit cette expérience datant de 1985 à Goldman, Kiyohara et Pfannensteil. En effet, la soumission s'inscrit comme préliminaire à la satisfaction puis au plaisir. On doit cette expérience, datant de 1983, à Nida et Koon. On parle de soumission à l'autorité lorsqu'un individu change de comportement afin de se soumettre aux ordres émanant d'une autorité perçue comme légitime. L'AUTORITÉ : pouvoir d'obtenir sans recours à la contrainte physique, un certain comportement de la part de ceux qui y sont soumis LA SOUMISSION A L'AUTORITÉ : se soumettre aux ordres d'une personne d'un statut social plus élevé à l'intérieur d'un système hiérarchique ou d'une chaîne de commande définis (ex., la famille, l'armée, le gouvernement, une entreprise, etc.) On doit cette expérience datant de 1975 à Uranowitz. Par exemple, le tiers des sujets les moins consciencieux administrait en moyenne des chocs de 363 volts, tandis que le tiers des plus consciencieux administrait 460 volts en moyenne. Je tenais à appuyer la difficulté que l'on a à faire preuve "de morale" dans les situations de soumissions à l'autorité. 2. DE LECTURE « LA PSYCHOSOCIOLOGIE DES GROUPES » Soumission à l’autorité Stanley MILGRAM Editions Calmann-Levy, 1974 INTRODUCTION Stanley Milgram est né à New-York en 1933, docteur en psychologie sociale il a enseigné à l'université de Harvard et à celle de Yale. On doit cette expérience, datant de 1998, à Sundar et Wagner. Selon la conception de Milgram, ce qui détermine l’action de l’être humain, c’est moins le type d’individu qu’il représente que le type de situation auquel il est confronté. On doit cette observation datant de 1956 à Festinger. Dans nombre d'entre elles, le taux de soumission dépassait même 80 pour cent. Est-il possible que les circonstances puissent transformer une personne ordinaire en un agent de destruction ? Outre le statut de figure d’autorité du scientifique, il y a selon Milgram un transfert de responsabilité: « la disparition du sentiment de responsabilité est la conséquence la plus importante de la soumission à l’autorité.» C’est ce qui fait que ce n’est plus n’est la personnalité du sujet qui domine mais son contexte. On doit cette expérience, datant de 2005, à Willer. On doit cette expérience, datant de 1946, à Asch. L’expérimentateur devait ignorer les réticences et le malaise patent des participants. Acceptation d'une autorité intellectuelle ou morale : Soumission aux lois. Définitions de soumission. Enjoy it ! Ainsi, les actes barbares seraient plus fréquents quand le bourreau n’est pas en contact direct avec sa victime. On peut les considérer comme des marqueurs de processus socio-cognitifs et affectifs fondamentaux. Selon les termes de cette définition, ceux d'entre On a également pu constater un lien entre l’activisme politique et la rébellion : les personnes ayant déjà réalisé, ou été disposées à réaliser divers actes de contestation sociale (signer une pétition, participer à un boycott, prendre part à une manifestation, participer à une grève sauvage, occuper des bureaux et des usines) refusaient plus rapidement de continuer que les autres. L'ordre est donné par un compère sensé être une personne comme le sujet naïf, 2 expérimentateurs s'opposent: l'un dit de continuer, l'autre est contre, Il faut que les sujets perçoivent l’autorité comme légitime, L’expérience est présentée comme scientifique (idéologie du scientisme), L’image de moi m’est donnée par l’autorité qui valorise l’obéissance, Je vais être le siège d’une tension car je répugne à faire souffrir autrui, La dérobade comme si on n’entendait plus les cris de l’autre, La désapprobation ; « je ne suis pas d’accord » mais je le fais quand même, La  désobéissance qui ramène à l’état autonome, La continuité de l’action ; « la main dans l’engrenage ». QCM Psychologie sociale : - Q1: Quels sont les objectifs de la psychologie sociale ? Une soumission à l’autorité a guidé leur décision. On doit cette expérience, datant de 2001, à Brannon et Brock. Après une présentation brève des travaux de Milgram, nous exposerons les résultats d’une récente transposition en France de l’expérience modèle de la soumission à l’autorité, et ce dans le contexte d’un jeu télévisé. On doit cette expérience, datant de 1979, à Greenberg et Rosenfield. Ainsi, ceux qui sont habitués à être aimables et organisés, et dont l’intégration sociale est irréprochable (on sait que ces deux traits sont liés à moins d’agressivité, d’usage de substances, de délinquance, de prise de risque sexuelle, à des compétences parentales plus élevées, plus d’ambition et un niveau d’étude plus élevé), ont davantage de difficultés à désobéir. En gros, il démontre qu’un sujet, sous l’injonction d’un représentant de l’autorité (ici un expérimentateur-acteur) est capable d’électrocuter un apprenant-acteur sensé répondre à des questions du sujet. Cette érotisation très précoce de la soumission laisse des traces dans le psychisme. Nous avons créé cette vidéo dans le cadre du cours "notre quotidien au regard de la psychologie sociale" à l'ESDES Business School. État de quelqu'un de soumis : Vivre dans une soumission complète. QCM Psychologie sociale - Milgram et conformisme : Qcm : l'expérience de Milgram sur la soumission à l'autorité et lien avec le conformisme, surtout des définitions - Q1: Expérience de soumission à l'autorité, Milgram, 1962. On leur demandait alors s’ils acceptaient que les données prélevées soient analysées statistiquement et reliées à celles qui avaient été enregistrées lors de leur expérience télévisuelle. Nous avons 128 invités et aucun membre en ligne, Copyright © 2005/2019 Psychologie-Sociale.com, Attributions, représentations et croyances, Les préférences amoureuses des hommes et des femmes, Relation unitaire et empreintes digitales, Croyances populaires et maladies mentales, Classe sociale, choix et préférence normative, Discrimination positive et jugement des pairs au travail, Heuristique de disponibilité sur les mots, Différences entre jalousie féminine et masculine, Menace du stéréotype et désidentification, Motivation sociale et rendement en entreprise, Situation de non contrôle et recourt aux croyances, L' effet Macbeth ou le lavage de conscience, Influence selon la crédibilité de la source, techniques du pied dans la porte et de la porte au nez, Jugement de l'attrait Physique dans les bars, Les différences de performances entre les sexes, Stéréotype de genre et valorisation de l’altruisme, Danger des films érotiques sur les hommes, Stéréotype ethnique et jugement de culpabilité, Absence de l'expérimentateur (garant de l'autorité), L'expérience était réalisée hors de l'université, Le sujet naïf a le choix du niveau de choc, C'est la "victime" qui demande les chocs, l'autorité s'y opposant fermement, Absence de l'expérimentateur. Les sujets obéissent davantage quand l’autorité est physiquement proche. De 1960 à 1963, il a conçu 18 protocoles expérimentaux. L’autorité existe quand ceux sur qui elle s’exerce l’acceptent librement. "J'avais pas le choix" "J'ai suivi les ordres"Est ce que ces excuses sont vraiment légitimes ? Les participants, recrutés parmi 13 000 personnes, ont été rémunérés 40 euros pour participer à un « pilote » de jeu télévisé nommé La zone extrême. Près de 90 pour cent des participants à l’expérience Zone extrême (hommes et femmes de toutes professions) ont été recontactés en décembre 2009 et janvier 2010, et on leur a demandé de répondre à un « sondage d’opinion » organisé par l’Université de Grenoble, d’une durée de 20 minutes et rémunéré 20 euros. On doit cette étude, datant de 1969, à Edgar Morin. Celle-ci sera réinterprétée par Asch en 1948. Or la thèse d’Hannah Arendt a trouvé dans les travaux du psychologue social Stanley Milgram, de l’Université Yale, une confirmation empirique spectaculaire. Laurent Bègue est membre de L'Institut universitaire de France et professeur de psychologie sociale à l'Université de Grenoble 2, où il dirige le Laboratoire interuniversitaire de psychologie (EA 4145). On doit cette expérience, datant de 1986, à Leyens. On doit cette expérience, datant de 1940, à Asch. 170 bis Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris 06 Enfin, dans une dernière situation, l’animatrice se retirait après l’administration d’un choc de 80 volts en précisant que le participant était « maître du jeu ». Seuls un quart des sujets ne sont pas allés jusqu’au bout. L'autorité, symptôme du sentiment. Le tableau ci-dessous représente le % d’individus allant au choc maximal et mortel de 450 Volts, ainsi que les moyennes des chocs électriques délivrée selon la plus ou moins grande proximité de la victime (l’élève), La "victime", l'élève n'est pas dans la même pièce que le professeur (sujet naïf), à 300 volts, le compère (enregistrement audio) tape sur la cloison pour protesterb et ne donne plus de réponse à partir de 350 volts, La situation est la même mise à part que les cris de douleurs sont clairement entendus au travers de la cloison, La "victime" est dans la même pièce que le sujet naï, il est donc vu et entendu, Il y a contact physique entre "victime" et sujet naïf puisque ce dernier doit le contraindre par la force à ce qu'il pose ses mains sur une plaque sensée délivrer des chocs électriques. Par exemple, le nombre de chocs moyens des femmes de gauche était de 344 volts, contre 422 volts pour les femmes de droite. L'autorité consiste d'abord : - à maîtriser sa violence : à savoir comment y parvenir, à connaître ses attitudes, à rester assertif - puis à organiser la minimisation de la violence collective propre à un groupe. S. Milgram, Soumission à l'autorité, Calmann Lévy (ière édition 1974). Par exemple, Paul Tibbets, pilote de l’Enola Gay qui a largué le 6 août 1945 la première bombe atomique sur la ville d’Hiroshima était un homme comme un autre et non un déséquilibré. Une récente émission de téléréalité le confirme. Milgram nous dit que l'individu passe de l’état autonome (on est déterminé de l’intérieur) à l’état agentique (l’individu se sens comme un rouage d’une volonté qui est extérieur à la sienne). On doit cette expérience, datant de 1990, à Purdue et Al. Enfin, la dernière condition dite de contact reprenait les caractéristiques de la condition de proximité en ajoutant un événement : le professeur devait remettre une sangle à l’élève qui était parvenu à libérer son bras en tentant de quitter la chaise pour arrêter l’expérience à 150 volts. À chaque erreur, l’élève recevait une décharge électrique au moyen d’un générateur de chocs allant jusqu’à 450 volts, par sauts de 15 volts. Selon la conception de Milgram, ce qui détermine l’action de l’être humain, c’est moins le type d’individu qu’il représente que le type de situation auquel il est confronté. On doit cette expérience, datant de 1976, à Cialdini et Schroeder. À leur arrivée au laboratoire, les sujets rencontraient deux personnes : un expérimentateur de 31 ans revêtu d’une blouse grise et une personne âgée de 47 ans (en réalité, un acteur de mèche avec les expérimentateurs) avec laquelle ils participaient à un tirage au sort (truqué) : il s’agissait de déterminer qui endosserait le rôle de l’enseignant, qui celui de l’élève. On doit cette expérience, datant de 1967, à Berkowitz et Lepage. Plusieurs variantes de l’expérience ont été effectuées. A new publication by Philippe Bernard, Olivier Klein and Sabine Legrand was recently published in the new APA journal “Psychology of popular media culture”.. Étant donné la fascination qu’exercent les médias sur notre société, un des objectifs de cette émission était de montrer que la télévision représente une autorité pouvant conduire des téléspectateurs à réaliser sur un plateau des actes violents vis-à-vis d’autrui.Grâce à une mise en scène ayant nécessité un studio de télévision avec les décors du jeu, une équipe technique, des effets sonores et des projecteurs, un public d’une centaine de personnes, et la complicité d’une animatrice de télévision (Tania Young), on a fait croire à environ 80 personnes qu’elles venaient tester un nouveau jeu pour la télévision. Soumission à l'autorité, Stanley Milgram Presented by Hugo Charmot, Virginia Wieland, Victoria Verduron, André Queiros Ferreira Chapitre VI : Autre variantes et contrôles Chapitre VI : Autre variantes et contrôles Expérience V : Nouvel environnement Expérience V : Nouvel Expérience On doit cette expérience, datant de 1947, à Kenneth et mamie Clark. De 1960 à 1963, Stanley Milgram (1933-1984), psychologue social américain, réalise une expérience effrayante sur la soumission à l’autorité de l’être humain. On doit cette célèbre expérience à Milgram. Les résultats ont montré qu’en condition sans feed-back, 66 pour cent des participants administraient la décharge maximale de 450 volts. Le processus d’autorité articule le surmoi - idéal du moi parental avec celui de l’enfant, par la médiation d’un acte d’autorité. On doit cette expérience, datant de 2010, à Piff, Kraus, Côté, Cheng, & Keltner. Comme dans l’étude de Milgram, ceux qui rechignaient à poursuivre étaient rappelés à l’ordre : « Ne vous laissez pas impressionner, il faut continuer », « Vous devez continuer, c’est la règle », ou encore « La logique du jeu veut que vous continuiez ». On doit cette expérience, datant de 1999, à Harvey et Nicholson. En se référant de façon explicite à la théorie d’Hannah Arendt – les tortionnaires nazis étaient « comme tout le monde » –, Milgram a cherché à apporter un éclairage nouveau à l’holocauste à travers ses expériences sur la soumission à l’autorité. Enjoint par l’expérimentateur, le participant devait se lever et sangler la victime, ayant donc un court contact physique avec elle. Dérivant du verbe augere, qui signifie « augmenter », lauctoritas désigne en droit privé comme en droit public lopération qui confère validité et garantie à un acte dont le porteur nest pas en mesure dassurer à lui seul lentière effectivité. À la fin de son livre, Milgram écrivait : « Je suis certain que l’obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l’avons pas encore trouvé. On doit cette expérience, datant de 1981, à Cohen. Des expériences fondatrices de la psychologie, réalisées au début des années 1960, avaient révélé que de nombreux individus acceptent de torturer plutôt que de désobéir et de se rebeller contre l’autorité. Dans le cadre de la téléréalité, les responsables des chaînes de télévision doivent en être conscients et prendre leur responsabilité en toute connaissance de cause. La soumission à l'autorité Des expériences fondatrices de la psychologie, réalisées au début des années 1960, avaient révélé que de nombreux individus acceptent de torturer plutôt que de désobéir et de se rebeller contre l'autorité. « De l’autorité à la libre soumission de l’ordre à la manipulation ? » Lewin - Moriarty - Conformisme - Linnovation - Moscovici - La soumission l’obéissance à l’autorité - Milgram - Du concept d’attitude à dissonance - Soumission etc. socio-psychologie : versant sociologique de la psychologie sociale, qui étudierait les phénomènes de mentalité et de culture au niveau des groupes pris dans leur totalité et leur unité On doit cette expérience datant de 1968 à Knox et Inkster. Elle décrit un processus dit «d'agentisation», par lequel un individu se met au service d'une autorité qu'il reconnait comme légitime, quitte à mettre son propre jugement entre parenthèse. Dans la condition dite de feed-back audio, les sujets pouvaient entendre la victime protester selon un protocole préétabli (ses cris étaient de plus en plus forts, puis elle suppliait pour que cela s’arrête, pleurait, et enfin on n’entendait plus aucune réaction). Lauctoritas du pater familias est ainsi requise pour donner pleine valeur juridique au mariage du fils, celle du Sénat pour confirmer les décisions des magistrats. Conclusion : la télévision a le pouvoir de susciter des actes dangereux. psychologie sociale : on insiste sur la psychologie et donc, l'individu avec une méthodologie phare l'expérimentation. Contrairement à ce que prédirait une position situationniste radicale, il est possible d’identifier plusieurs variables individuelles liées à l’obéissance. Dans une troisième variante, une (fausse) assistante du producteur se présentait (quand les décharges administrées atteignaient 200 volts) et contestait le principe du jeu, demandant que l’on arrête le « dérapage », puis se retirait après avoir été remise à sa place par l’animatrice. Ce sondage ayant lieu plus de huit mois après leur participation à la fausse émission de téléréalité, les participants n’ont pas fait le lien avec cette expérience. Il a élaboré des expériences au cours desquelles il a montré que des volontaires participant à une expérience présentée comme une recherche sur l’apprentissage étaient susceptibles d’électrocuter une personne innocente. … Pour conclure, l’individu est en fait habitué à obéir et à recevoir des récompenses pour cela que ce soit dans le domaine scolaire, familial ou professionnel. On doit cette expérience des années 30 à Mayo. On doit cette recherche, datant de 1968, à Zajonc. L'organisation sociale … 6 Étymologiquement, le terme dautorité senracine dans la langue juridique latine. En se référant de façon explicite à la théorie d’Hannah Arendt – les tortionnaires nazis étaient « comme to… On fait croire aux participants que l’on réalise une expérience sur la mémoire et que l’on cherche à tester les effets de la punition sur le processus d’apprentissage. Les expérimentateurs s’arrangeaient pour que les participants à l’étude jouent toujours le rôle d’un enseignant devant apprendre des associations de mots à son élève. La soumission à l'autorité Publié dans Influence, engagement et dissonance On doit cette célèbre expérience à Milgram. On expliquait aux participants comment fonctionnait le générateur de chocs, puis ils recevaient eux-mêmes une décharge de 45 volts afin de se représenter l’effet produit par une telle décharge électrique. Il est d'ailleurs important de rappeler je pense que la psychologie sociale nous montre à maintes reprises que l'homme ne se fi e pas à la morale pour agir, qu'il l'omet, et que la situation est déterminante dans les résultats d'obéissances. We are opening an academic position in social psychology at the Center for Social and Cultural Psychology! L’autorité, habituellement considérée, depuis Freud, comme une donnée en soi, est explorée par l’auteur comme un processus, voire un ensemble de processus, au sein du groupe-famille inscrit dans la culture.